Sources, indicateurs, mises à jour
Bonne École ne produit aucune donnée. Tout vient de la DEPP et de l'Insee — nous croisons, nettoyons, et présentons.
D'où viennent les données ?
| Source | Producteur | Millésime | Lignes | Dernière MAJ |
|---|---|---|---|---|
| IPS — Indice de position sociale Indicateur synthétique du milieu socio-économique des élèves d'un établissement. 100 = moyenne nationale. | DEPP | — | 0 | |
| IVAL voie générale & technologique Réussite, mention, accès Bac et valeur ajoutée par rapport à un attendu calculé sur le profil des élèves. | DEPP | — | 132 927 | |
| IVAL voie professionnelle Mêmes indicateurs pour la voie professionnelle (CAP, Bac Pro). | DEPP | — | 102 179 | |
| IVAC — Indicateurs collèges (DNB) Réussite et mention au DNB et valeur ajoutée associée, par collège. | DEPP | — | 26 805 | |
| Poursuite dans le supérieur Part des bacheliers d'un lycée qui poursuivent dans le supérieur l'année suivante. | DEPP | — | 903 | |
| Annuaire de l'éducation Coordonnées, secteur, UAI, codes commune/département/académie. | Ministère | — | 9 007 | |
| FILOSOFI Revenu médian, taux de pauvreté, chômage par commune. | Insee | 2018 | 4 176 | |
| Recensement de la population Population, densité, CSP, diplômes par commune. | Insee | 2021 | 4 224 |
dataset_ingestions.Au-delà du classement
Un lycée qui affiche 98 % de réussite au bac n'est pas forcément un « bon » lycée. Il recrute peut-être déjà parmi les meilleurs élèves.
C'est pourquoi nous mettons en avant :
- L'IPS — pour situer le contexte social.
- La valeur ajoutée — ce qu'un établissement apporte au-delà de ce qu'on attendrait vu le profil de ses élèves, sur trois dimensions : la réussite, les mentions, et surtout le taux d'accès (sa capacité à garder ses élèves de la seconde au bac). On la synthétise en cinq paliers, du plus favorable au plus défavorable.
- La poursuite — où vont les bacheliers ? Une réussite au bac à 100 % qui n'aboutit nulle part ne dit rien.
Comment on calcule la valeur ajoutée
La DEPP publie, pour chaque établissement, l'écart entre ses résultats observés et ceux attendus au vu du profil de ses élèves — sur plusieurs indicateurs. Nous les combinons en un score unique, puis en paliers.
- Trois indicateurs. Réussite, mentions et accès (2nde→bac). L'accès est le plus complet : il pénalise les établissements qui « écrèment » en cours de route.
- Mise à la même échelle. Chaque indicateur est standardisé par rapport à la dispersion nationale, sinon celui qui varie le plus (les mentions) écraserait les autres.
- Pondération. Accès 50 %, mentions 30 %, réussite 20 % — l'accès en tête car c'est l'indicateur que la DEPP présente comme le plus complet.
- Fiabilité. Sur petits effectifs, la valeur ajoutée est ramenée vers la moyenne : un écart mesuré sur 20 élèves est moins fiable que sur 300.
- Cinq paliers. Le score final est découpé en « très favorable / favorable / conforme aux attentes / défavorable / très défavorable ». La plupart des établissements sont conformes : leurs écarts ne sont pas statistiquement distinguables.
Le calcul se fait sur la moyenne des trois dernières années disponibles. Pour les collèges, seule la réussite au DNB dispose d'une valeur ajoutée publiée par la DEPP.
Note écoles des villes
Chaque ville reçoit une note sur 20 qui résume l'offre scolaire accessible depuis son centre — lycées et collèges confondus. Elle est relative : 12/20 est la moyenne des communes notées, pas un jugement absolu.
- Une note par établissement. Chaque cohorte (lycée GT, lycée pro, collège — dernier millésime IVAL/IVAC) reçoit une note sur 20 fondée sur ses résultats : taux de réussite, taux de mention et accès 2de→bac (réussite et mention au brevet pour les collèges), standardisés contre la distribution nationale de la voie. Elle est bornée pour limiter le poids des cas extrêmes.
- Agrégation par ville : l'offre réellement accessible. On cherche d'abord les établissements de secteur — la carte scolaire officielle publiée par l'académie, collèges et lycées confondus. Quand l'académie ne publie rien pour une ville, on retombe sur ses établissements publics à elle ; en dernier recours, une estimation par proximité (établissements les plus proches, pondérés par distance et nombre de candidats). Les établissements privés de la commune viennent en appoint dans tous les cas. La fiche affiche la méthode retenue (détail des sources).
- Lissage bayésien. La note est tirée vers la moyenne nationale (12/20) d'autant plus que le volume d'élèves couvert est faible. Une ville avec un seul bon lycée ne dépasse pas une ville avec plusieurs bons établissements ; les petites offres sont notées prudemment.
- Étalement final. Les notes sont ensuite réparties sur l'échelle nationale (12 ± 2,5 écarts-types, bornées entre 4 et 19,5). La note d'une ville dépend donc des autres communes, millésime par millésime.
À garder en tête : environ 4 200 communes sont notées — celles proches d'au moins un établissement à indicateurs publiés. La note reflète les résultats bruts, qui suivent largement le profil social des élèves accueillis : consultez la valeur ajoutée des établissements pour ce que l'école ajoute réellement. Paris, Lyon et Marseille sont notées comme une seule commune.
Limites & précautions
- Le palier « conforme aux attentes » n'est pas un défaut : il signifie que l'écart à l'attendu n'est pas statistiquement significatif. Mieux vaut un palier honnête qu'un rang au point près sur du bruit.
- La valeur ajoutée n'est pas un classement de prestige : elle mesure la progression, pas le niveau de sortie. On l'affiche toujours à côté des taux bruts et de l'IPS.
- Quand la DEPP ne publie pas de valeur ajoutée (effectif sous le seuil, données manquantes), l'indicateur apparaît « n.d. » — on ne l'invente pas.
- Les établissements sans candidats au bac (BTS seuls, etc.) n'ont pas d'IVAL — les cellules restent vides.
- FILOSOFI ne diffuse Paris, Lyon, Marseille qu'au niveau commune-mère. Les arrondissements héritent de ces valeurs de revenus.
- L'IPS est calculé par la DEPP, pas par nous. La méthodologie complète est publiée par le ministère.